
Nouvelle saison, nouveaux espoirs. Si l’on aurait pu s’attarder sur les recrues Hidalgo-Clyne, Ali Oz ou Tanga Mangene, on a préféré mettre en avant des joueurs déjà au club l’an dernier mais qui n’ont pas eu l’opportunité de montrer tout leur potentiel. En cette année de coupe du monde, nombre d’entre eux ont un coup à jouer en l’absence des cadres habituels.
Après les Tops et les Flops et avant le début du Top 14, focus sur les éléments qui peuvent (doivent?) saisir leur chance.
Jordan Joseph – 19 ans – 12 matchs (6 titularisations)
Impossible de citer les joueurs que l’on attend sans penser à lui.
Bloqué par des problèmes administratifs que nous avons déjà évoqué auparavant, il a vécu une première saison en Ciel et Blanc difficile. Faute du statut de JIFF (Joueur Issu de la Formation Française), il n’a pas pu exprimer son immense potentiel l’année passée. Attendu au tournant après un mondial 2018 tonitruant chez les – de 20 ans tricolores, il n’a au final pu être aligné titulaire que 6 fois pour 2 essais. Une nouvelle fois appelé chez les jeunes du XV de France en Juin, il a semblé en manque de rythme, presque emprunté lors de la seconde campagne mondiale qui l’a tout de même mené à un second sacre consécutif.
Alors que Fabien Sanconnie n’a pas su saisir sa chance, il se place comme un titulaire en puissance avec Antonie Claassen qui doit l’accompagner sa progression. Son physique hors normes et son explosivité doivent permettre au pack alto séquanais de franchir un cap dans son sillage.
Avec la retraite internationale annoncée de Louis Picamoles, il a une vraie carte à jouer avant le prochain tournoi des 6 nations (Février 2020).
Antoine Gibert – 21 ans – 16 matchs (0 titularisation)
Il rêve de percer au Racing et d’y passer toute sa carrière, la coupe du monde doit lui permettre de passer un cap.
Encensé par Laurent Labit pour sa première saison en pro, il n’a pourtant pas eu la chance d’être titulaire en 16 matchs l’an dernier. Barré par Maxime Machenaud et Teddy Iribaren à la mêlée mais également par Finn Russell, Ben Volavola et Raphaël Lagarde à l’ouverture – son poste de prédilection – il n’a eu que peu d’opportunités de s’exprimer.
Avec la blessure de François Trinh-Duc et en l’absence des mondialistes, il devrait voir son temps de jeu exploser en début de saison, étant le seul numéro 10 de métier actuellement disponible chez les pros.
Intéressant lors de la préparation, notamment lors de son association avec l’écossais Sam Hidalgo Clyne lors du match contre la Section Paloise, il a montré qu’il était capable de prendre le jeu des Ciel et Blanc à sa charge. Appliqué et bien inspiré, il a gratifié les spectateurs qui s’étaient massés dans l’antre du stade Maurice Trelut de Tarbes de quelques gestes de classe.
Il n’est sans doute pas le plus connu des joueurs présents au club mais il est probablement celui en qui les coachs ont placé les plus grandes espérances. A lui de rendre la confiance qui lui sera accordée.
Léonard Paris – 23 ans – 8 matchs (1 titularisation)
La grosse cote du trio. On aurait pu citer le bizut Anatole Pauvert, la recrue Baptiste Lafond ou Olivier Klemenczak qui sort d’une première saison encourageante, mais l’on a préféré mettre en lumière un joueur discret jusque là mais qui n’a jamais déçu lors de ses (quelques) apparitions avec les pros.
Physiquement plus imposant que ses coéquipiers précédemment cités, il présente un profil similaire à celui d’Henry Chavancy: dur à l’impact, plaqueur efficace et joueur endurant, il s’est même payé le luxe d’inscrire un essai cette saison. S’il doit encore démontrer sa capacité à franchir les lignes mais également à s’inscrire dans le jeu de passes que souhaitent imposer les coachs, il a sa carte à jouer en ce début de saison.
Comme Antoine Gibert, les absences de François Trinh-Duc (qui peut évoluer au centre) et de Virimi Vakatawa – appelé en bleu pour remplacer Geoffrey Doumayrou, blessé – il devrait rentrer dans la rotation de l’effectif en premier et/ou deuxième centre derrière Henry Chavancy et Olivier Klemenczak qui partent avec une longueur d’avance
S’il parvient à se hisser au niveau de ses aînés, nul doute que son profil sera un atout dans les matchs cadenassés où gagner sera avant tout bien défendre. De quoi justifier la non-venue d’un joker à ce poste ?
