
Le match
Tout avait pourtant bien commencé. Des joueurs ultra agressifs en défense – 17 plaquages offensifs sur l’ensemble du match – deux essais bien construits par Tanga Mangene (21′) pour sa première puis Imhoff après des phases de domination en mêlée (31′) et le Racing virait en tête 17-7 à la pause. On en aurait presque oublié cet essai Bayonnais sur une percée de Djibril Camara à l’aile conclut par Michael Ruru. Et pourtant…
Comme l’a déclaré Laurent Travers en conférence de presse d’après-match, tout s’est arrêté à a quarantième minute. Si nos Ciels-et-Blancs avaient réussi en première période à s’imposer physiquement en dominant leurs adversaires du soir à l’impact et dans le mouvement balle en main, ils ont semblé chuté physiquement dès la reprise.
Pire encore, l’indiscipline, absente des débats en première mi-temps (deux pénalités concédées seulement dont un bras cassé) allait coûter 12 points et deux cartons jaunes.
Trop pour des Racingmen qui ont semblé incapable de tenir la cadence qu’ils avaient eux-mêmes imposés en première période.
Côté Bayonnais, après avoir laissé passé l’orage en première période, Yannick Bru et ses hommes ont su trouver la clé pour déstabiliser une défense encore en manque de repères et qui a pêché sur les ailes d’où sont venues leurs deux essais (aile gauche sur le premier, aile droite sur le second). Ajouté à cela une performance majuscule dans les zones de ruck et vous obtenez le cocktail parfait pour disposer d’un Racing encore convalescent d’une fin de saison dernière ratée et surtout toujours victime des mêmes maux.
Le staff de l’Aviron Bayonnais a bien travaillé et a su analyser les failles du Racing pour construire sa victoire en se nourrissant des erreurs de main et de placement qui ont émaillé la rencontre.
Côté Ciel-et-Blanc malheureusement ce match est un copier-coller du barrage à domicile perdu contre La Rochelle: beaucoup d’engagement dans le premier acte sans creuser un écart décisif et une lente chute physique dès la 50ème minute. On oubliera pas de mentionner les 4 en-avants et les 4 ballons rendus en touche qui sont venus créer de l’incertitude et ont fait retomber les joueurs dans leurs travers: indiscipline, défense déséquilibrée (87% de plaquages réussis seulement) et tentatives désespérées d’essayer de renverser la vapeur individuellement en fin de match.
Les joueurs
Pour sa première, Yoann Tanga Mangene à montré de belles dispositions. Malgré un carton jaune (discutable?) qui a terni sa prestation, il a été très actif dans le jeu courant et a été récompensé par un essai suite à une belle combinaison initiée par Imhoff sorti de son aile pour créer le surnombre et qui a semblé en jambes tout au long de la partie.
Enfin, Henry Chavancy a réalisé un match assez intéressant aussi bien en défense (8 plaquages) qu’en attaque avec 100 mètres parcourus balle en main. Dommage qu’il n’ait pas su tirer ses coéquipiers vers le haut quand chacun essayait de sauver la patrie en fin de match.
Pour les déceptions, difficile de ne pas citer Teddy Baubigny qui, même sans en être le seul responsable, aura rendu 4 ballons en touche aux Bayonnais. Jordan Joseph a également été très discret et n’a pas réellement pesé sur les débats notamment au niveau du jeu au sol. Enfin, si les entrants ont globalement déçus par leur manque d’impact sur la philosophie de la seconde période, Sam Hidago-Clyne a souffert de la comparaison avec Teddy Iribaren. Peu inspiré dans ses choix de jeu, il n’a jamais trouvé les solutions pour créer le décalage et a rendu quelques ballons au pied évitabes en fin de partie. A sa décharge, il a été associé à Brice Dulin qui a montré les limites de sa polyvalence à un poste d’ouvreur qui semble ne pas correspondre à son jeu.
La déclaration
Nous ne sommes surpris par personne, mais ce qui est le plus important c’est de ne pas être surpris par nous-mêmes. Avant de s’occuper des autres, on va s’occuper de notre équipe. Souvent on dit qu’il y a du travail dans les défaites. Mais ce soir, même si on avait gagné, j’aurais dit la même chose.
Laurent Travers, source L’Equipe
Les stats

Source: LNR
