
Le jeu
On pourrait presque faire un copier-coller des résumés de match face à Castres, Toulouse, Toulon ou même La Rochelle en fin de saison dernière.
Ces Racingmen ne sont plus seulement déroutants, ils sont inquiétants. Il s’en est fallu de peu que les Agenais – qui n’ont pas existé pendant 50 minutes – l’emportent face à une équipe qui s’est totalement et inexplicablement liquéfiée dans une seconde période où presque rien n’a fonctionné.
Ultra dominateurs en première mi-temps – notamment en mêlée – les Ciels et Blancs n’ont jamais su véritablement créé le trou, laissant les Agenais se nourrir d’erreurs parasites jusqu’à l’essai casquette encaissé suite à un cafouillage monumental d’Imhoff.
Au retour des vestiaires, la donne a radicalement changé puisque les Racingmen sont retombés dans leurs travers. Indisciplinés au possible, mal inspirés dans le jeu et mal placés en défense, les hommes de Laurent Travers se sont tout simplement liquéfiés sans qu’aucun changement ne semble pouvoir enrayer cette spirale.
L’action de l’ultime essai d’Agen en est l’exemple parfait: ballon récupéré par les Agenais qui progressent sur 50m. Le jeu rebondit et après plusieurs temps de jeu, le ballon part à l’aile ou le numéro 14 des Lot-et-Garonnais se retrouve en 2 contre 1 face à Imhoff et Zebo… qui se loupent et le laissent filer à l’essai.
Les joueurs
Rayon satisfactions, la première ligne alignée d’entrée (Kakovin-Le Guen-Oz) a été exemplaire. Elle a passé tout son temps sur le terrain à concasser la première ligne Agenaise récupérant bon nombre de ballons et pénalités (5 sur introduction adverse). Ils n’ont pas eu non plus à rougir dans le jeu courant, faisant souvent avancer les leurs et étant récompensés par un essai d’école sur une combinaison en touche par Le Guen.
On soulignera également une nouvelle fois le match sans faute de Baptiste Chouzenoux qui n’a pas perdu un ballon en touche et s’est même payé le luxe d’en voler 2 sur lancer adverse.
Niveau déception, Teddy Iribaren a soufflé le chaud et le froid, tout aussi bien inspiré au ras des regroupements que maheureux dans certains de ses choix choix. On retiendra également son taux de réussite anormalement faible qui coûte cher au final (3 échecs). Son compère de la charnière Joaquin Diaz Bonilla n’a pas non plus briller: sensé apporter son expérience avec sa riche saison dernière avec les Jaguares, il n’a pas pesé dans les débats, plongeant en même temps que ses coéquipiers en 2ème mi-temps.
Enfin c’est une première mais difficile de ne pas mentionner Juan Imhoff qui, s’il s’est encore dépensé sans compter, est impliqué sur les deux essais Agenais.
La déclaration
« On a les opportunités, mais on les gâche. On manque de précision, on n’a que ce que l’on mérite. On s’est mis en danger seuls sur l’ensemble du match, on a les occasions et on ne les concrétise pas, on commence à douter, l’équipe adverse commence à y croire et ça a été la copie conforme de ce qu’on a fait contre Bayonne.
Laurent Travers, source lequipe.fr
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Source: LNR
