La Rochelle – Racing 92 : 12 – 6 – Le Racing perd la bataille

AFP Xavier Leoty

Le jeu

Une guerre de tranchées, c’est quasiment la meilleure façon de résumer le match de ce samedi.
C’était à prévoir compte tenu des conditions climatiques annoncées et ça n’a pas loupé : avec un ballon rendu glissant par des pluies diluviennes, impossible de pratiquer un jeu léché tout en mouvement orienté vers les trois-quarts. C’est donc un jeu direct, émaillé de – très – nombreuses fautes de main que les deux équipes nous ont livrées tout au long de la partie

Une nouvelle fois portés par une touche et une mêlée ultra conquérantes (7 ballons récupérés en touche, 3 mêlées gagnées sur introduction Rochelaise), les Racingmen ont fait plier les locaux sans pour autant jamais parvenir à créer un écart suffisant (6-3 à la pause). Cette incapacité à transformer leur domination en points va coûter cher aux Ciels et Blancs puisqu’ils n’en inscriront aucun au cours d’une deuxième mi-temps dominée dans la possession par les Maritimes.

Malgré une dernière pénalité récupérée par les franciliens juste avant la sirène – qui choisirent la touche au lieu des points – le score en restera à 12-6 pour les Rochelais. On saluera la justesse du coaching de Jono Gibbes et son staff qui ont pris la décision de sortir toute leur première ligne dès le retour des vestiaires, équilibrant les débats en mêlée fermée et en conquête. De leur côté, difficile de reprocher aux Racingmen leur vaillance tout au long du match qui ne leur rapportera malheureusement aucun point. On regrettera simplement ces deux fautes évitables à portée de tir qui permirent à Brock James de faire passer les siens devant au score.

Les joueurs

On se répète depuis le début de saison, quelle nouvelle performance majuscule de Baptiste Chouzenoux ! S’il n’est bien entendu pas le seul à féliciter pour l’excellente tenue en touche des Ciels et Blancs, il a une nouvelle fois gratté bon nombre de ballon dans ce secteur de jeu sans en rater une seule. Phénoménal.
Une nouvelle fois aligné d’entrée, Ali Oz a montré toute sa puissance et a aidé sa première ligne à dominer les locaux pendant de très longues minutes. On notera également le retour intéressant d’Eddy Ben Arous pour sa première de la saison, attendu avec fébrilité sur les phases arrêtées et qui a tordu le coup à sa réputation de joueur faible dans ce secteur.
Difficile en revanche de ressortir un trois-quarts du lot tant ils auront été sevrés de ballon même si l’on a apprécié le retour d’Antoine Gibert à la mêlée, l’entrée toute en impact de Dorian Laborde et leur bonne tenue globale en défense.

Entré à la 27ème pour suppléer Iribaren, blessé, Joaquin Diaz Bonilla a encore déçu. Pénalisé trois fois – 6 points encaissés – contré sur un renvoi aux 22 mètres, il n’a tout simplement pas pesé dans les débats. Supposé apporté toute son expérience acquise avec les Jaguares (il était titulaire en finale de Super Rugby la saison dernière), le joueur de 30 ans n’a pour l’instant pas convaincu, loin de là.
Même s’il a contribué au bon maintien de la mêlée francilienne, George-Henri Colombe a sorti les siens des clous du bonus défensif en concédant une pénalité évitable devant ses poteaux alors que l’arbitre lui demande trois fois de lâcher au contest. Dommage.

La déclaration

« On peut être inquiet et il faut l’être que ce soit pour la qualification ou le reste […]. Il ne faut pas se cacher, ce qui est important c’est d’être lucide, d’affronter les choses et de les analyser. Le constat ne suffit pas et on va s’y attacher »

Laurent Travers, source Midi Olympique

Les stats

Source: LNR



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