
Cela fait bientôt 10 jours que le club a annoncé la mise à pied de son colosse de la deuxième ligne qui avait – faut-il le rappeler – sécher la reprise de l’entraînement sans donner signe de vie à son club après la Coupe du monde. A la veille de l’entretien qui entérinera sa sanction, que risque Leone Nakarawa?
La plus extrême: un licenciement pour faute
C’est ce que craignent le plus les supporters du Racing, que le club décide purement et simplement de se séparer du deuxième ligne . Si cette option n’est pas à exclure, on est en droit de penser qu’elle est assez improbable (même si certains clubs se sont déjà positionnés pour le récupérer, au cas où).
En se référant aux derniers cas de licenciement pour faute, le fidjien est loin du palmarès de ses prédécesseurs: Sebastien Chabal avait demandé à son président de trancher entre lui et son entraîneur de l’époque (Pierre Berbizier), Ali Williams avait été pris la main dans le sac en achetant de la cocaïne tandis que Martin Castrogiovanni avait prétexté des problèmes familiaux alors qu’il s’envolait pour Las Vegas…
Enfin, on note que c’est le premier écart de conduite du joueur dans sa carrière, tous clubs confondus et à 31 ans. Si cela ne constitue pas une excuse, le joueur a peut-être des raisons de l’ordre du privé à avancer pour expliquer un tel écart.
La plus logique: une sanction financière
Comme cela existe dans de nombreuses disciplines, les contrats de joueurs sont établis avec de nombreuses clauses et primes parmi lesquelles la fameuse prime d’éthique qui est versée tous les ans aux joueurs et qui englobe autant de critères liés au sportif (professionnalisme, ponctualité etc) qu’extra-sportif (participation aux événements du club, rencontre des supporters…).
Dans le cas du numéro 5 ciel et blanc, il paraît logique de faire « sauter » la prime puisque celui-ci n’a pas respecté ses obligations vis à vis du club mais aussi et surtout du staff et de ses coéquipiers mondialistes qui ont, eux, fait l’effort de revenir en temps et en heure du mondial japonais et ont permis au Racing de redresser la barre.
De par son statut et sa position (c’est le plus gros salaire de l’effectif) une sanction supplémentaire n’est pas à exclure car le préjudice pour le club dépasse le mois de compétition entre son retour tardif, sa mise à pied et le travail nécessaire pour qu’il retrouve le rythme de la compétition.
A titre de comparaison, ce type de sanction a déjà été appliquée à Dan Carter et Ben Tameifuna, en état d’ébriété au volant de son véhicule pour le premier, également alcoolisé en sortie de boîte de nuit pour le second.
La plus improbable : pas de sanction
On dira hautement improbable pour ne pas dire impossible. La politique du club est tout sauf laxiste en termes de sanctions, Jacky Lorenzetti l’a prouvé à de nombreuses reprises en pénalisant des joueurs sans distinction de statut.
Si Laurent Travers a confirmé que le fidjien « manquait » au club tout autant que « François Trinh Duc ou Bernard Le Roux », blessés, il en a également profité pour rappeler qu’il y a « des règles » et que « tout le monde doit les respecter » (Midi Olympique).
Henry Chavancy – capitaine du club doit-on le rappeler – a confirmé ses dires en évoquant une possible « empathie » pour le joueur tout en soulignant qu’elle était valable pour d’autres joueurs qui ont pourtant rejoint le club en temps et en heures (voir ici ):
« Il y a une institution et il faut la respecter. Leone a pris ses responsabilités, il en subira les conséquences, quelles qu’elles soient «
Henry Chavancy, source Rugbyrama
