Racing 92 – Ospreys : 40-27 – Une victoire et des doutes

Photo: Thierry Breton

Le jeu

Les réactions des différents protagonistes pendant et après la rencontre ne laissaient aucun doute sur ce que pensent les Racingmen de ce match: oui, le Racing a marqué 6 essais, oui, l’essentiel est assuré avec 10 points récoltés face au maillon faible de ce groupe et le Racing a désormais son destin en main et pourtant rien n’est résolu ou presque.

Car les Racingmen ont encaissés 4 essais, donnant aux Gallois l’opportunité d’ouvrir leur compteur dans cette compétition, mais auraient pu en encaisser au moins 2 voire 3 de plus sans la maladresse de leurs adversaires du soir (28′, 33′)
On n’oubliera pas non plus que si le bonus a été acquis en 39 minutes par les Racingmen, c’est grâce aux cadeaux de McKenzie– l’ouvreur des Ospreys – qui a offert à Louis Dupichot d’abord (10′) puis Juan Imhoff (14′) l’occasion de briller.

« On est satisfait comptablement. Pas dans le jeu »

Laurent Travers ne s’y est pas trompé en interview à la mi-temps après la copieuse domination des visiteurs (72% sur les 40 premières minutes). Et même après le retour des vestiaires, après avoir creusé un sérieux écart (40-5 à la 53 ème), les ciels et blancs ont encaissés un cinglant 22-0 dans la dernière demi-heure suite à un relâchement coupable… Comme la semaine dernière face à ces même Ospreys.

Bilan: s’il fallait encore une preuve de la puissance de feu des Racingmen, les 15 essais inscrits au cours des 3 derniers matchs (toutes compétitions confondues) ont confirmés les bonnes dispositions des ciels et blancs dans ce domaine. Mais l’organisation défensive avec ces montées en pointe suicidaires ou le nombre récurrent de plaquages manqués seront rédhibitoires face à des écuries d’un tout autre calibre, aussi bien dans cette compétition qu’en Top 14. Vous avez dit inquiétant?

Les joueurs

Beaucoup d’attitudes positives dans le pack, avec en point d’orgue la – nouvelle – performance majuscule de Yoann Tanga – auteur d’un essai – qui s’affirme comme un titulaire en puissance au poste de numéro 8. Un des rares à avoir su conserver un haut niveau d’intensité tout au long de la rencontre. Et dire que Jordan Joseph revient à peine dans le groupe..
Les entrants Kolingar et Colombe commencent à amener un vrai plus quand ils sont sur le terrain dans des rôles complémentaires: le mouvement et le jeu au sol pour le premier, la puissance pour le second. Intéressant.
Enfin pour les trois-quarts, on a noté le bon retour de Louis Dupichot, double passeur décisif et auteur d’un essai mérité qui sont venus récompensés une performance défensive intéressante (9 plaquages).

En revanche, Simon Zebo a été tout bonnement catastrophique. D’abord défaillant dans son jeu au pied, il n’a jamais été rassurant sur les renvois adverses, créant de facto de l’inquiétude chez ses partenaires. Pire encore, il se fait trop (très) facilement déposé sur l’essai de Klim (59′) et ne couvre pas ses partenaires sur ceux de Price (69′) et Vender (72′) où il continue de se replier au centre du terrain.. Que dire enfin du dernier essai de Klim où (certes obligé de couvrir son intérieur), il laisse un boulevard à l’ailier namibien en collant trop son intérieur. Son essai ne suffit pas à masquer ses carences de plus en plus criantes.

La déclaration

« L’objectif était de rester invaincus. On sait qu’on n’a pas fait un beau match, je pense qu’on s’est mis un peu la tête à l’envers, mais on va retenir l’objectif des cinq points. On aurait aimé bien terminer le match, on s’est un peu perdu à la fin, on a voulu faire un peu trop de « offloads » pour rien, on s’est vu un peu trop beaux. »

Camille Chat, source lequipe.fr

Les statistiques

Les joueurs

Source: epcrugby.com

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Source: epcrugby.com



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