
Le jeu
Il ne faut pas se tromper, c’est une réelle performance qu’ont réalisés les Racingmen ce samedi en s’imposant sur une pelouse inviolée depuis le début de saison malgré un calendrier dantesque pour les Brivistes (voir l’avant-match).
Mieux encore, les Ciels et Blancs ont offert un récital de puissance et d’inspirations pendant 80 minutes pour enfin s’offrir un match référence en Top 14.
Et ça n’a pas traîné puisqu’après l’ouverture du score Briviste (6′), c’est sur deux inspirations de Russell coup sur coup que les Racingmen ont pris le large par l’ouvreur écossais d’abord (8′) puis Dupichot en bout de ligne (12′). 20 minutes plus tard, sur un ballon porté d’école, c’est Camille Chat qui permit aux Ciels et Blancs de prendre le large (33′) avant d’enfoncer le clou sur la sirène (40′, 13-29).
« Ce soir il y avait une classe d’écart entre eux et nous »
Jeremy Davidson, manager de Brive
Malgré une réaction d’orgueil des locaux (essai Johnston 53′), les Ciels et Blancs annihilèrent les tentatives Brivistes avec une défense aussi disciplinée qu’agressive avant d’enfoncer le clou par Teddy Thomas (59′) puis Brice Dulin (71′) pour assurer le bonus offensif.
Bilan: Laurent Travers et ses hommes avaient clairement coché cette rencontre pour se (re)lancer dans la perspective de la coupe d’Europe et ont réalisés une performance majuscule, sans contestation leur meilleur match de Top 14 cette saison. Car au-delà du score, les Ciels et Blancs ont enfin maîtrisé leur sujet de bout en bout sans jamais baisser d’intensité malgré l’absence de plusieurs cadres (Imhoff, Ryan, Vakatawa, Machenaud…). De quoi aborder la série de 3 matchs qui arrive (Clermont, Munster puis Saracens) un peu plus sereinement.
Les joueurs
S’il ne fallait en ressortir que 2, Finn Russell et Camille Chat auront été les fers de lance d’une équipe qui a dans son ensemble bien tourné. Le premier a encore une fois fait parler sa vista en servant d’une main de maître Louis Dupichot – très bon aujourd’hui – d’une passe volleyée après avoir déjà débloqué le compteur des siens en perçant la défense après une belle feinte de passe.
Chat quant à lui a validé la domination du paquet d’avant en inscrivant un doublé tout en puissance en sortie de maul. Il a par ailleurs comme à son habitude abattu un travail énorme en attaque comme en défense. Enfin, si la dimension physique de « Big Ben » Tameifuna n’est plus à démontrer, Dominic Bird a probablement réalisé son meilleur match sous le maillot Ciel et Blanc: bien aidé par l’activité de Bernard e Roux, il a systématiquement avancé et a adressé quelques plaquages bien sentis qui ont mis les Brivistes sur le reculoir.
Difficile de ressortir une performance négative vu la domination des Ciels et Blancs. On peut toujours pinailler sur un ou deux coups de pied approximatifs de Brice Dulin ou le match de Teddy Thomas finalement assez discret mais ce serait faire injure à la prestation de l’ensemble de l’équipe, d’autant plus qu’ils ont tous deux inscrits un essai qui ont permis de ramener un précieux point de bonus offensif.
La déclaration
« On a réussi à conserver le ballon. On a maintenu l’intensité pendant 80 minutes […] C’était important de gagner. Il nous reste 14 matches, il faudra en gagner 8 pour être dans les qualifiés. Il ne faut pas tomber dans l’euphorie, il faut garder le cap.»
Laurent Travers, source lequipe.fr
Les statistiques

