
Le jeu
C’est peu de dire que les réactions en fin de match étaient diamétralement opposées. La frustration de Lucas Thauzin tranchait forcément avec l’explosion des Racingmen suivant l’essai après la sirène de Klemenczak.
Toulouse aura pourtant presque tout bien fait. De l’aveu même de Laurent Travers, les Rouges et Noirs ont « fait ce qu’il fallait pour (nous) faire déjouer ». Dans le sillage d’un Kolbe étonnant dans une position inhabituelle de numéro 10, les hommes d’Hugo Mola ont pris le lead dès la 13ème minute par un essai de Pita Ahki (7-0, 13′). Après la réplique de Fabien Sanconnie (10-7, 25′), c’est Tauzin d’abord puis le pied de Kolbe qui redonnèrent l’avantage aux visiteurs (10-17, 36′). Juste avant le repos, c’est Dorian Laborde qui remis les deux équipes à égalité après une longue séquence de possession dans les 22 Toulousains.
Après le coup de poignard de Sofiane Guitoune (20-24, 51′) peu voyaient les Ciels et Blancs s’imposer surtout après la pléthore d’occasions gâchées pendant le second acte (Lauret 50′, Chouzenoux 61′, Russel 65′). C’est finalement après une ultime mêlée magnifiquement négociée par Teddy Iribaren qu’Olivier Klemenczak crucifia les Rouges et Noirs (30-27, 81′).
Bilan: Bousculés par un Stade Toulousain qui avait bien préparé son coup, les Racingmen se sortent du piège grâce à leur abnégation jusqu’à la dernière seconde Tout n’est pas parfait mais cette victoire au forceps a le mérite de montrer que ce groupe a de la ressource et a enfin montré force mentale qui lui avait fait défaut la saison dernière.
Les joueurs
Malgré le chahut en touche, Baptiste Chouzenoux a une nouvelle fois gratté deux ballons précieux. Rampe de lancement quasi-exclusive dans ce secteur en l’absence de Boris Palu, il a tenu son rang.
Enfin percutant en attaque comme en défense, Henry Chavancy a retrouvé de sa superbe: mis en lumière par la performance en dents de scie de son compère au centre, il a fait progresser son équipe balle en main et a été à la pointe du combat en défense.
Très attendu pour son retour en tant que titulaire à l’Arena, Maxime Machenaud a une nouvelle fois déçu. Auteur d’un 100% au pied, le numéro 9 a semblé par moment perdu . Mal inspiré, il a alterné les actions intéressantes et les passes approximatives. Son remplacement par Teddy Iribaren n’a malheureusement surpris personne.
Son compère de la charnière a de nouveau alterné le chaud et le froid. Contré sur le coup de pied qui amène la sortie sur KO de Dupichot, intercepté par Guitoune à la 51ème, Russel a tout de même sonné la révolte en seconde période.
Enfin Wenceslas Lauret aura été un ton en dessous devant: peu impactant offensivement, maladroit ballon en main, il aura également manqué des plaquages dans ses cordes. Inhabituel.
La déclaration
« C’est un match de reprise, sur le contenu on sait que ça a été approximatif mais, sur le résultat, on est très content.»
Laurent Travers, source lequipe.fr
Les statistiques

