
Le jeu
La tâche paraissant ardue avant la rencontre et l’obstacle s’est avéré trop haut pour les Racingmen.
Dans leur antre inviolable du Matmut Stadium, les lyonnais ont tout simplement étouffés nos ciels et blancs grâce à une défense intraitable (93% de plaquages réussis). Malgré une première période réussie, la troupe d’Henry Chavancy aura beaucoup trop souffert aux moments clés du match en encaissant des points juste avant et après la mi-temps, à l’heure de jeu et en fin de partie.
Les points de satisfaction ne manquent pourtant pas avec la nouvelle belle performance de l’alignement Ciel et Blanc qui aura perturbé les lancements de jeu adverse ou le pragmatisme dont a fait preuve la charnière qui a mené l’attaque intelligemment durant le premier acte.
Malheureusement, le LOU a prouvé – si certains en doutaient encore – qu’il n’était pas prêt à lâcher sa seconde place malgré sa déconvenue face à l’UBB en s’imposant sans s’affoler et en faisant preuve de caractère au moment où le Racing était au plus fort de sa domination. C’est d’ailleurs sur un plaquage agressif que le dernier ballon du match sera perdu par les Ciels et Blancs à 5m de la ligne adverse.
Bilan: Difficile de blâmer les Racingmen après cette défaite face à un cador du Top 14 qui n’a laissé que des miettes à ses adversaires à domicile. Ce type de rencontre à haute intensité ne pardonne pas: une faute de main, une passe dans le mauvais tempo et c’est toute une attaque qui est réduite à néant. Pas assez tranchants offensivement, les Ciels et Blancs n’ont pas trouvé la clé dans une seconde période marquée par leur incapacité à franchir le rideau lyonnais.
Les joueurs
Une fois n’est pas coutume, c’est la deuxième ligne qui est à mettre à l’honneur. Longtemps, Dominic Bird aura imposé sa puissance: à la pointe du combat, il a pesé de tout son poids offensivement comme en défense. Dommage qu’il se soit fait sanctionné par deux fois au sol.
Pour son retour dans un rôle ingrat, Juan Imhoff aura tenu son rang en colmatant les brèches quand les lyonnais décidèrent d’accélérer.
Son remplacement à la 52ème aura souligné son inhabituel manque d’impact dans le jeu courant, c’est bien de Yoan Tanga dont on parle: malgré un essai inscrit, il n’aura pas brillé, souffrant de la comparaison avec son vis-à-vis Carl Fearns. Pas un cadeau pour autant pour Ibrahim Diallo qui s’est courageusement employé sans jamais parvenir à s’imposer physiquement.
Enfin, il avait l’occasion de se montrer et il n’a pas totalement convaincu, Dorian Laborde a rendu une copie brouillonne: mal placé sur quelques situations chaudes, il a souvent privilégier le défi physique au jeu de déplacement, facilitant la tâche aux lyonnais dans des situations de surnombre.
La déclaration
« Ce résultat est frustrant, c’est un coup d’arrêt pour nous. Lyon a été bien meilleur que nous en deuxième période. Ils ont gratté par mal de ballon, étaient plus forts sur les contacts, sur l’occupation. Ils ont été plus agressifs que nous. On a fait l’entame que l’on espérait mais on n’a pas su garder le rythme jusqu’au bout. En deuxième période, on n’existe plus. Je ne sais pas si c’est physique ou mental, mais il y a eu un vrai problème. On n’a pas réussi à scorer, ils ont une bonne défense, c’est dur de les déstabiliser. »
Baptiste Chouzenoux, source lequipe.fr
Le résumé
Les statistiques

